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Pour suivre notre itinéraire:

http://www.turistel.cl/v2/secciones/mapas/ruteros/chiloe.htm

http://www.turistel.cl/v2/secciones/mapas/ruteros/aisen.htm

 

Le chemin qui monte et le chemin qui descend sont un seul et même chemin. Héraclite

 

Direction Trevelin pour encore quelques kilomètres en Argentine et puis Futaleufu, poste frontière avec le Chili. Ce soir là nous arriverons

trop tard pour la banque et faire du change, nous sommes vendredi soir et il faudra se débrouiller sans  pesos chiliens pendant plusieurs jours.

 

         

 

C’est par cette route, une passe entre le massif des Andes que nous allons chercher la Carretera Australe, cette route

militaire qui fut construite dans les années 70, lors de conflits avec l’Argentine. Route Militaire, mais aussi seul axe

pour pouvoir occuper les terres lointaines qui n’étaient accessibles qu’à cheval. Si par endroit elle est mortelle pour

les vélos, elles l’a été bien avant pour de nombreux soldats et prisonniers politiques qui ont travaillés sur cette route

devenue mythique.

 

         

 

Tours de pédales après tours de pédales, nous avançons petit à petit, malgré quelques incidents mineurs; une première

crevaison pour Isabelle, une chute dans les graviers sans gravité, mais qui se soldera par un porte-bagages cassé au

kilomètre 550. Les premières minutes ont vu pointer l’inquiétude à l’idée qu’il faudrait perdre plusieurs jours, voir une

semaine pour trouver un endroit capable d’effectuer une soudure. Puis Ezio nous a sortis la trousse réparation-express-

vélo et deux petits colliers ont suffi pour réparer, nous sommes repartis pour 400 km.

 

         

 

La route est beaucoup plus mauvaise que prévu, des travaux en vue du bitume, un arrêt de l’entretien du ripio en prévision

des travaux et des faillites de sociétés de travaux publics qui laisse tout en plan. Nous pédalons toujours de bon cœur

jusqu’à Puyuhuapi une charmante petite bourgade où l’accueil de Doña Nury, nous permettra de faire une halte bien

agréable en gîte et surtout en couvert, notre premier saumon….

 

         

 

Nous avons la chance d’atteindre le glacier Ventisquero Colgante avant que le mauvais temps nous rattrape pendant

quelques jours. Ce qui se solde par une journée perdue sous la tente pour enfin trouver un peu d’asphalte et atteindre

Coyhaique .

 

         

 

 

         

 

 

 

         

 

 

 

         

 

 

 

         

 

Nous quittons Coyhaique après deux jours de repos avec une bouteille de Chardonnay chilien dans les jambes que nous

éliminerons difficilement sur la première côte. A la pause déjeuner à El Blanco nous fêtons nos premiers 1000 km du départ

de Monaco, Isabelle vous montre avec fierté le compteur – pas trafiqué, juré craché…

 

         

 

Au départ de Coyhaique c’est le vent qui est au rendez-vous, fort heureusement il souffle dans le dos. Nous passons

une nuit dans le camping Conaf de Laguna Chiguay où nous avons le luxe d’un quincho privé, c’est un petit abri en

bois avec table et bancs, nous passons la soirée avec une bonne comida arrosée de Tang, sabor naranja. Prochaine

étape Villa Cerro Castillo, après une folle descente en lacets à + de 60 km/h. Nous occupons la même chambre dans le

residencial Castillo que Ludwig et Ezio il y a trois ans. Doña Yolanda sort le livre d’or et nous relisons les quelques

lignes laissées á l’époque. De la fenêtre de la chambre la vue sur le Cerro Castillo reste fascinante et inchangée.

 

         

 

A Villa Cerro Castillo nous quittons le goudron qui nous avait accompagnés pendant + de 200 km. Le ripio reprend ses

droits avec ses calaminas, sorte de tôle ondulée qui rend les montées aussi difficiles pour les cuisses que les descentes

pour les nerfs. Nous avons eu un bref répit le long de la vallée du rio Ibañez; ici les éruptions du Volcan Hudson de 1971

et 1991 ont laissé un lit de cendres compactées sur lequel nous roulons avec bonheur. A l’époque les cendres avaient

tout recouvert et on en voit encore les conséquences dans le paysage. Le temps se gâte, le vent souffle, le ciel est bas

et gris, la pluie nous rattrape…Lorsque nous croisons une petit maison en bois le long de la Carretera Austral, d’oú sort

la fumée bleuâtre du poêle, l’envie nous prend de nous y arrêter et de passer une soirée à l’abri des intempéries en buvant

un mate, le breuvage typique de la région.

 

           

 

 

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